La technologie est au cœur de l'évolution de notre société.
Elle bouleverse nos modes de vie et de production, elle transforme nos rapports
sociaux et nous interpelle en permanence sur des choix éthiques fondamentaux.
La civilisation des loisirs, le vieillissement des populations, la société de
la communication; la technologie révolutionne tous les secteurs de la
vie, à commencer par la vie elle-même.
Il paraît donc essentiel qu'une université complète et
ouverte sur l'avenir offre un espace de réflexion et de débat
sur les questions que soulèvent les grandes évolutions technologiques,
tant sur le plan éthique qu'économique, social ou culturel.
Il semble fondamental, en effet, de présenter les évolutions
des technologies dans tous les grands domaines d'activités et de les
cerner d'une approche notamment normative.
Le droit, en tant que contrepoids - ou contrepoint pourrait-on dire - des nouvelles
technologies et des changements qu'elles occasionnent, constitue sans doute
un outil précieux au service, à la fois, de la modernisation
et du respect des valeurs.
C'est à partir de cette réflexion que la Chaire Arcelor (anciennement
Chaire Usinor) "Technologie & Droit" fut créée
dans le courant de l'année académique 2000-2001, dans le cadre
d'un partenariat entre l'entreprise et l'Université catholique de Louvain.
Elle fut inaugurée officiellement le 24 octobre 2001, par une conférence
au cours de laquelle s'exprimèrent Monsieur Francis MER, Président
Directeur Général de l'ancien groupe Usinor, Monsieur Philippe
BUSQUIN, Commissaire européen à la Recherche et Monsieur Marcel
CROCHET, Recteur de l'Université catholique de Louvain.
La Chaire est structurée autour de sous-thèmes variés
et ponctuée par des conférences "grand public" et des
séminaires spécialisés.
Le choix des personnalités de premier plan animant ces événements
est guidé par une volonté de rencontre à travers l'Europe
et le monde et par une recherche de qualité.
Un comité scientifique assume le gestion de la Chaire et le choix des
thèmes en fonction des attentes exprimées par tout intéressé et
dans un souci de cohérence.
Au fil des vastes interrogations retenues, souvent traitées à la
lumière des pressions exercées par les grandes entreprises, l'Université a
l'avantage de placer en toile de fond de son analyse l'importante prise en
considération du "bien commun" et du constant équilibre
que cette exigence invite à construire.
L'Université apporte ensuite à la recherche une autre richesse : l'interdisciplinarité.
Dans sa mission de lecture humaniste des problématiques contemporaines,
elle constitue un espace privilégié d'échange entre les
différentes disciplines qui y sont approfondies.